
Dans les séances de sophrologie, j‘ai souvent entendu dire “Les visualisations, ça ne marche pas chez moi, je n’y arrive pas, je ne suis pas visuel-le”.
Mais parlons-nous vraiment de visualisation en réalité ?
Qu’est-ce qui en nous se mobilise à ce niveau ?
Est-ce un processus qui se force et se contrôle ou une expérience d’une autre nature ?
Rappelons que la sophrologie n’est pas de la relaxation.
Le propre de la sophrologie est d’ouvrir notre champ de conscience pour transformer notre manière d’être au monde et vivre avec le meilleur équilibre possible sur les plans physique, émotionnel et psychique — avec plus de justesse et de clarté dans les directions que nous choisissons pour nous-même.
Pour que la conscience s’éveille, nous atteignons lors des séances un état intérieur bien particulier.
C’est un état de conscience qui est proche du rêve, mais nous ne dormons pas.
Au contraire, nous sommes pleinement éveillé et en mouvement, debout ou assis.
C’est l’état dit de “veille paradoxale”.
C’est dans cet état de veille paradoxale qu’une vision intérieure peut surgir.
C’est une émergence spontanée et sans filtre, une expérience vivante. Et non une image imposée de l’extérieur à laquelle il faudrait adhérer à tout prix.
Cette émergence a souvent une portée symbolique dont le sens éventuel appartient seul à la personne qui le reçoit.
Une telle vision intérieure peut se déployer ainsi comme elle se déploierait dans un rêve. Sauf que nous pouvons pleinement nous en saisir puisque, dans cet état de veille paradoxale, nous accroissons notre qualité de présence.
Cette vision relève donc davantage d’une réception. Elle est reçue et accueillie, elle passe à travers nous, qu’elle soit agréable ou non.
Elle est mouvement intérieur, et potentiellement ressource sur notre chemin.
Et surtout, la vision intérieure émergente n’est peut-être pas celle que l’on croit.
C’est une vision subtile.
Ce qui est donné à “voir” en soi peut ne pas être une image, mais un mouvement, une sensation, un son, une couleur, une lumière, une odeur, un goût…
Cela change tout.
En sophrologie, il ne s’agit donc pas tant de visualiser que de laisser surgir en soi une prise de conscience sensorielle, émotionnelle ou intuitive.
Une image peut parfois être suggérée lors de la guidance, non pas pour la forcer en l’autre, mais pour soutenir et faciliter l’appropriation personnelle qui en découlera. Cette suggestion est un axe épuré qui ouvre une voie intérieure créative pour l’être en devenir qui part à la rencontre de lui-même.
Tu souhaites vivre avec moi une traversée sophrologique et un accompagnement énergétique où la conscience et le son seront les supports d’émergence à une plus grande vision intérieure ? Où la conscience et le son se feront exploration d’une vitalité nouvelle, au service de ta transformation intérieure ?
“Il était une voix(e)…” accompagnement énergétique par la sophrologie, du 16 au 18 octobre en Belgique
